Un homme aurait abusé d’au moins une quinzaine de victimes, pour 800 000 €. Depuis plus d’un an, la gendarmerie de Calvisson a ouvert une enquête pour escroquerie, qui s’annonce longue et difficile. Les victimes se recrutent essentiellement dans le Sud-Est et une quinzaine de plaintes ont déjà été recensées par les militaires de Calvisson.
« Il a le profil du parfait escroc : intelligent, beau parleur, très doué pour mettre les gens en confiance ». C’est le portrait de son ancien voisin que brosse ainsi Henri Ruiz, à l’origine de cette procédure. En mars 2009, lorsque cet homme s’installe en face des Ruiz, il remarque que les travaux d’aménagement extérieur de leur villa ne sont pas terminés. Se présentant comme entrepreneur, il propose ses services.
« Nous avons pensé que cela faciliterait le suivi du chantier », se souvient Henri Ruiz. Il accepte donc le devis de 28 000 € que lui soumet son avenant voisin et signe aussitôt un chèque d’acompte de 11 000 €… encaissé dès le lendemain. « Cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Dans le cadre d’un démarchage à domicile, nous disposions d’un délai de rétractation de sept jours, le chèque ne devait donc pas être débité ».
C’est le début d’une série d’ennuis, « ponctuée de malfaçons et de tentatives d’arnaque sur la qualité des matériaux et le coût de la main d’œuvre. » Finalement, Henri Ruiz porte plainte à la gendarmerie de Calvisson en septembre 2009. Pour étoffer sa déposition, il a enquêté et découvert qu’il n’est pas la seule victime de ce voisin, surtout spécialisé comme intermédiaire dans l’immobilier. « Cet homme et ses proches pratiqueraient la vente de chalets de bois en kit.
De nombreuses personnes, dans le Gard, l’Hérault, sur la Côte d’Azur et dans les Alpes ont été grugées. Il fait signer des bons de commande, encaisse les chèques d’acompte et disparaît sans avoir livré la première planche. » Henri Ruiz a ainsi retrouvé une quinzaine de familles. Il évalue le montant des préjudices subis à environ 800 000 €.
Finlande Loisirs, l’une des entreprises qu’aurait dirigée « par l’intermédiaire de son fils, qui lui servait d’homme de paille », l’entrepreneur, a été liquidée par le tribunal de commerce de Nîmes en septembre 2010. Le gérant « n’a jamais produit la moindre comptabilité et n’était pas présent ni représenté à l’audience », précise le jugement. L’ex-voisin indélicat est pourtant toujours inscrit au registre du commerce de l’Ardèche, en qualité de marchand de biens. Les gendarmes poursuivent leurs investigations et semblent convaincus que la totalité des plaignants n’a pas encore été identifiée. Les victimes, elles, s’impatientent.
MARIA DUTRON mdutronmidilibre.com
Marseillette. Un club-house pour le tennis
Commencée début décembre, la construction du club-house du tennis devrait être achevée à la fin du mois prochain. Dans un chalet bois livré en kit de 30 m², les adeptes de la petite balle jaune trouveront une douche, deux vestiaires, le sanitaire, un bureau et un coin bar, de quoi bien compléter les installations du club fort d’une soixantaine de licenciés et son court de tennis. Le chantier emploie six apprentis en insertion, encadrés par Nadir Oulalia, du centre de formation professionnelle du Midi, et par Julien Barthes, employé de mairie au service technique. Jean-Claude Piro, le président du club de tennis, a préféré le bois pour des raisons esthétiques et économiques. Le chalet bois livré en kit a coûté 12 000 € auquel il faut bien sûr rajouter la main-d’œuvre. Le financement est assuré en partie par une aide de la Fédération française de tennis, une subvention du conseil général et une autre de la Région.
Soirée crêpes. Le samedi 19 février, une soirée crêpes est organisée par «Le Cantou» à partir de 19h30 à la salle du peuple. Repas 5€. Inscriptions jusqu’au jeudi 17 février au 04.68.24.96.46 et 06.20.80.37.11. Venez déguisés !
Publié le 17/02/2011 08:41 | LaDepeche.fr
http://www.ladepeche.fr/article/2011/02/17/1015970-Marseillette-Un-club-house-pour-le-tennis.html
La structure Maison kit system a investi, depuis l’été 2010, le berceau des porteurs de projets professionnels : la pépinière d’entreprises Chrysalis.
Sous le patronyme de Maison kit system, un homme, Daniel Boussac, référencé aujourd’hui comme « porteur de projet», et une activité, la commercialisation de maisons en bois et de chalet bois en kit.
«Le concept est simple», explique Daniel Boussac, « différentes options sont proposées : les madriers lamellés-collés, le bois massif, les rondins ou les maisons à ossature bois».
Une fois la maison ou le chalet livré en kit, « les bricoleurs qui disposent de temps libre peuvent facilement la monter eux-mêmes», ajoute le futur entrepreneur, ils bénéficient alors d’un rabais de 30 %. «Sinon», renchérit-il, « je suis là pour leur apporter les solutions techniques, voire assurer l’intégralité de la construction».
En kit, ou clés en main, les maisons bois et les chalets bois kit sont fabriquées à la carte, selon les envies, les besoins … et le budget de chacun.
A titre d’encouragement, l’importateur en France, Jan De Block, et son directeur commercial, Romain Faucher, ont offert à Daniel Boussac l’opportunité d’élargir son rayon d’activités en lui cédant l’exclusivité du négoce dans l’Aveyron, le Lot et le Cantal. Trente fois plus isolant que le béton, les avantages thermiques, et accoustiques, des constructions bois ne se résument plus, à l’image du chalet montagnard. La rapidité de leur mise en œuvre – « deux mois séparent la demande de devis de l’installation des propriétaires» – des tarifs très alléchants , compter 80 000 € pour 85 m2 habitables, chauffage, électricité et plomberie inclus, et dotés d’architectures diverses et variées, les constructions bois ont le vent en poupe.
De plus, leurs matériaux sont issus de forêts gérées durablement, soit quatre sapins du nord plantés pour un arbre coupé. Du coup, les spécialistes du genre pronostiquent une « explosion des ventes en France».
Publié le 31/01/2011 10:03 | LaDepeche.fr
Contact au 06 82 67 21 72 ou sur maisonkitsystem
juin
C’est le premier lotissement du genre de cette importance réalisé dans le département. Il y avait eu un projet de village seniors à Saïx mais qui a été abandonné. L’ensemble t immobilier de Lasgraïsses, aux «Hauts de Férrières», route de Graulhet, orienté plein sud (face aux neiges des Pyrénées), voit ses premiers chalets bois hors d’eau avec les premières livraisons dès le mois de juin. Projet original puisqu’il s’agit de maisons aux normes «basse consommation» qui puisqu’il s’agit de maisons individuelles aux normes BBC (bâtiment basse consommation) avec tous les «avantages sociaux» et les équipements qui en découlent: prêts au taux zéro, label promotélec, convecteurs spéciaux,effinergie (avec des poëles à bois possibles dans les maisons de la deuxième tranche), chauffeaux avec pompes à chaleur, photovoltaïque sur 800 m2 au total.Et une isolation termique maximum avec laine de roche pour des constructions en plus tout en bois.Losqu’on rentre dans la maison témoin, à peine meublée, inhabitée (et pas encore chauffée), on a tout compris: la facture du chauffage électrique sera minime; alors qu’il fait 5° à l’extérieur, le soleil qui filtre à travers les portes fenêtres et fenêtres fait en effet monter la température à 20°! Economie au niveau de l’investissement enfin puisque le coût du pavillon est de 20% moins cher qu’une construction traditionnelle.
15 maisons à la location
«Sur les 35 pavillons du programme final, les 16 premiers, en cours de finition intérieure, seront livrés en juin. Et dans la foulée, nous attaquons la deuxième tranche» annonce M Bonnet, le responsable de la SCCV «Les hauts de Ferrières» qui construit le lotissement pour le bailleur social 3F.Et de préciser que 15 maisons seront à la location, le reste en accession à la propriété, la majorité en primo accédants, les familles étant de tous âges et pas seulement des personnes âgées comme on le pensait au départ. La majorité des pavillons sont en effet des T4 (16) des T5 de 110 m2 (10) pour 9 T3, sur des terrains entre 300 et 350 m2.Une dizaine de lots sont déjà réservés.
Charles Moreau, l’adjoint au maire pour l’urbanisme, n’est d’ailleurs pas peu fier de cette réalisation sur son village, et on le comprend. Elle s’insère en outre dans un ensemble de constructions sociales avec la salle de mixité sociale photovoltaïque devant les chalets, récemment inaugurée, et les 12 logements sociaux de Tarn Habitat, à la Jonquière, livrés dès mars prochain.
Sans compter les constructions individuelles,ce qui va faire passer la population du village de 330 habitants à plus de 500 à terme.Décidémment, il fait bon construire pour vivre à Lasgraïsses…
À Lille, au coeur du quartier Saint-Maurice, de coquettes petites maisons de bois dénotent. Croquignolettes à souhait, on les croirait sorties d’un autre âge, à deux pas des hauts immeubles du quartier d’affaires. De fait, leur histoire remonte au XIXe.
« Elle est liée aux fortifications de Vauban, révèle Didier Joseph-François, le président de l’association Renaissance du Lille ancien, et à une règle militaire de géométrie » dans le détail de laquelle, lâchement, nous n’entrerons pas : toujours est-il que dans certaines lignes droites qui partaient des fortifications vers la campagne, « il était interdit de planter, de creuser, les terres devaient être plates et plus loin, les maisons soumises à des servitudes : elles ne pouvaient être construites qu’en bois, poursuit le président. Pour qu’en cas de menace de siège de la ville, elles soient brûlées et ne puissent pas servir de retranchement à l’ennemi. »
À Dunkerque aussi
Deux types de maisons ont été construites : des maisons ouvrières, de gabarit modeste, et des « campagnes » : « Ainsi appelait-on ces maisons d’été où, par une sorte de transhumance, les citadins transportaient toute la maison avec les bonnes, à l’air pur hors des fortifications de la ville », raconte encore Didier Joseph-François. Les propriétaires donnaient à ces « campagnes » des airs d’isba russe ou de chalet suisse, « la Russie et la Suisse, les deux pays de référence en terme de construction en bois pour ces gens fortunés aux goûts exotiques ».
 |
Le dernier siège de Lille datant de 1792, les maisons de bois, construites un siècle plus tard, autour de 1840 à 1880, n’ont pas eu à craindre le feu. Mais simplement l’usure du temps, la pression foncière.
« Aucun recensement n’a jamais été réalisé », mais en ouvrant l’oeil on peut les repérer dans les différents quartiers lillois. Deux d’entre elles, à Wazemmes et à Moulins, sont repérées à l’inventaire du patrimoine architectural et paysager. À Dunkerque, autre ville fortifiée, on retrouve le même principe, c’est la fameuse Villa moscovite. •
ANNE-SOPHIE HACHE
Renseignements auprès de l’association Renaissance du Lille ancien, Tél : 03 20 51 43 57.
La Voix du Nord – Edition du dimanche 24 octobre 2010